Un peu d’histoire

1935 Marie-Thérèse Isnard cherche un lieu de camp pour des jeunes défavorisés et découvre les chalets de La Flatière pour la première fois. Hélène Villers la rejoindra à son tour en 1941. L’équipe grandira et organisera des camps de formation de jeunes. Avant 1950, des enfants en difficulté sont accueillis de façon permanente.

1955 L’abbé Jacques Ravanel, poursuivant son désir d’un centre d’approfondissement spirituel situé dans le cadre exceptionnel de silence et de grandeur de la vallée du Mont-Blanc, découvre à son tour le site de La Flatière. De son désir profond et de sa rencontre avec Marie-Thérèse et Hélène naîtra La Flatière qui deviendra lieu de formation et de retraites spirituelles. A partir de 1955, la mission de La Flatière se confirme lors des visites du Père Ravanel à Marthe Robin et au Père Finet avec ces simples mots : « C’est souhaitable, il faut marcher ! ».

1957 La première retraite spirituelle d’une semaine est prêchée.

1961 Monseigneur Cesbron, Evêque d’Annecy, reconnaît le centre de la Flatière comme « Foyer de Charité ».

2011 Décès du Père Jacques Ravanel, fondateur du Foyer de Charité de La Flatière.

TEXTE DU PÈRE RAVANEL: « NOUVEAU »pr_signets

« Nous vous transmettons ce que nous avons reçu du Seigneur et qui est pour nous source de joie, d’épanouissement dans son Amour. Nous vivons de l’intuition spirituelle de Marthe Robin recueillie par le Père Finet, le 10 février 1936 à Châteauneuf de Galaure, il y a moins de cent ans:

« Je veux faire ici quelque chose de NOUVEAU ».

Nouveau, parce qu’il s’agit pour des laïcs de se consacrer au Seigneur en prenant conscience de l’éminente dignité de l’onction sacerdotale des baptisés.
Nouveau, parce qu’il leur est proposé d’exprimer leur vie évangélique, non par les vœux des religieux mais selon l’esprit des Béatitudes (en restant dans l’état de vie qui est le leur).
Nouveau, par la simplicité de leur communauté : des laïcs hommes et femmes en communion filiale avec un prêtre pour vivre la paternité divine et l’annoncer à leurs contemporains.
Nouveau, par la recherche d’une vie de famille spirituelle à l’image de la famille divine en reconnaissant Marie, Mère du Foyer.
Nouveau, par les retraites « en Eglise »; l’ensemble de la « famille » annonçant l’Evangile par ce qu’elle vit et fait. Le prêtre, Père du Foyer, transmet la Parole de Dieu tandis que les laïcs assument spirituellement les retraitants par leur offrande, leur travail, leur prière, leur amour.
Nouveau, car les retraitants eux-mêmes, dans leur silence, leur recueillement personnel et l’amour fraternel, deviennent instruments du Seigneur les uns pour les autres.
Nouveau, parce qu’une laïque, Marthe Robin, n’a cessé de nous rappeler, par son union mystique à la passion de Jésus, combien la Croix Glorieuse sauve tous les hommes.
Nouveau, parce qu’en 1936 naissait humblement le premier et petit Foyer de Châteauneuf-de-Galaure avec quatre personnes : le Père Finet, Marthe Robin, Marie-Ange et Hélène. Depuis, plus de soixante-dix Foyers ont été fondés sur les divers continents.
Nouveau, car Jésus poursuit son œuvre rédemptrice à travers la mission qu’Il nous confie. Aujourd’hui encore Il appelle, car la moisson est abondante… »

Ce texte cherche à indiquer la nouveauté contenue dans la vie commune d’un Foyer de Charité. Il fait partie de l’Histoire des Foyers et n’est pas sans reconnaître la belle et magnifique diversité vécue dans d’autres communautés nouvelles chrétiennes avec sa complémentarité et sa richesse pour l’Église et le monde.

La Flatière – Retraite Spirituelle
Foyer de Charité – 943, route de la Flatière – 74310 Les Houches – France